Mes doudous parfumés d'hiver || Parfums #1

lundi 29 décembre 2014

Parmi tous mes amours, voici les cinq parfums que je porte le plus en cet hiver 2014.
Ceux qui, pour moi, offrent tout.
C'est-à-dire, une fragrance enveloppante comme un doudou, un beau sillage et une bonne tenue.
Ceux qui se lovent dans le cou et protègent du froid infâme (c'est psychologique, je sais.) !
Brrr.

Commençons par un des plus beaux orientaux au monde, pour moi.
C'est le très beau Coromandel de Chanel, qui raconte si bien l'affection qu'avait Gabrielle Chanel pour les paravents en laque de Coromandel, ceux-là même qui décoraient son appartement de la rue Cambon.
Coromandel, c'est ce genre de parfum aux mille facettes que l'on redécouvre à chaque nouvelle vaporisation.
Un patchouli tout en finesse, élégant, éclatant, boisé mais pas terreux, qui se mêle à des notes d'encens et de benjoin.
Une main de fer dans un gant de velours, alliant puissance et rondeur.
Je suis pourtant très prudente avec le patchouli qui me donne presque à tous les coups une grosse migraine, mais, pas celui-là.
Une véritable réussite.


(D'ailleurs, comme vous pouvez le voir, il ne m'en reste plus beaucoup...)

Dans un genre plus gourmand, souvent encensé sur la blogosphère, c'est le joli Mi fa de Reminiscence, récemment renommé Guimauve.
Malgré son nom tout doux, je trouve Mi fa assez opulent.
La fleur d'oranger ressort beaucoup sur ma peau, ce qui lui donne plus un côté pâte à crêpe que guimauve, à vrai dire, mais je ne m'en plains pas.
Le départ apporte suffisamment de fraîcheur grâce à la bergamote et à la pointe de menthe, ce qui permet à ce parfum assez gourmand de ne pas tomber dans l'excès en étant étouffant.



Si vous recherchez un doudou hyper sensuel, plus dame, un doudou qui fait de vous disons, une " Parisienne chic ", vous pouvez sans hésiter vous tourner vers le très beau  1889 Moulin rouge d'Histoires de parfums.
Une fragrance légèrement poudrée, d'un accord rose-violette qui rappelle l'odeur des bâtons de rouge à lèvres d'antan.
Un départ pétillant comme le champagne, un fond iris-patchouli, sur ma peau, presque ambré, ronronnant, à peine animal, qui est d'ailleurs censé, selon la pyramide des notes, rappeler l'odeur de la... fourrure ! Oui oui.
Pour la femme fatale qui sommeille en nous.



Puis, il y a Tonka impériale, le suprême.
Je voue un petit culte à la Maison Guerlain, je l'avoue.
Cette tonka réchauffe la peau de ses accents amandés et miellés.
Elle est sublimée par des notes de tabac blond.
En fond, un bel encens baumé marié bien sûr, au trésor qu'est cette vanille propre à la Guerlinade.
Un parfum gourmand, épicé et légèrement aromatique, d'un équilibre, pour moi, parfait.
Vous l'avez compris, je l'a-do-re.



Enfin, quand j'ai envie de porter quelque chose de plus frais, j'aime simplement envelopper mes cheveux d'une brume conçue à cet effet.
J'aime surtout le geste, si féminin, et la possibilité d'emporter partout ces bouteilles qui n’excèdent pas, pour la plupart, 30 ml.
Aussi, c'est avec une grande hâte que je suis partie à la découverte de la brume parfumée pour cheveux La petite robe noire de Guerlain (encore eux...), à sa sortie.
Je ne m'attendais pas à l'apprécier outre-mesure, puisque, comme j'ai déjà pu le dire sur le blog, je ne suis pas très fan des versions EDT et EDP actuelles.
(Rappelez-vous, La petite robe noire était déjà sortie en 2009, exclusivement chez Guerlain, et je suis très attachée à cette formulation originale).
Hé bien, quelle jolie surprise !


Outre le flacon absolument irrésistible avec ses petits reflets nacrés et son impression capeline,
la fragrance reste féminine, un peu gourmande mais sans overdose de bonbon Kréma à la cerise.
La fleur d'oranger et la pomme apportent une fraîcheur très agréable à cette fragrance.
Bien qu'offrant un très beau sillage, lors de mes premiers essais, je n'étais en revanche, pas trop convaincue par la tenue.
Et finalement, j'ignore si c'est mon nez car je n'ai rien changé à ma routine capillaire, mais au fil des utilisations, je me suis rendu compte que mes cheveux sentaient toujours aussi bon le lendemain...
Une à deux vaporisations suffit pour un joli sillage.
Mais pour un geste encore plus féminin, vous pouvez aussi en vaporiser un peu sur votre brosse à cheveux...
Ah, ce que j'aime être une fille !